Publiée le mercredi 7 juillet 2010
Les 14 et 15 mai 2010, la Maison du parti de Yaoundé II a connu une affluence particulière. Représentants du conseil communal de la jeunesse, membres des associations de quartier, jeunes et femmes des groupes formels et informels, tous issus de la CA de Yaoundé II se sont réunis dans le cadre de deux ateliers, dont l’un portait sur l’élaboration de l’agenda socio–économique et politique des jeunes et l’autre sur celui des femmes. Selon l’un des organisateurs, l’objectif général des deux ateliers était de renforcer les capacités de ces couches vulnérables afin que, plus tard, ces derniers formulent des propositions concrètes à soumettre dans l’orientation politique de la mairie. En d’autres termes, leur permettre « de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique publique locale surtout sur les aspects les concernant ».
Pour les deux ateliers, la méthode de travail est la même. Après l’ouverture des travaux par Eric Collince Mengaptche du Centre de Ressources pour le Développement Local (CRDL), la structure organisatrice, l’on s’est attardé sur la présentation du concept du Budget participatif (BP). C’est alors qu’Achille Noupeou, chargé du BP à ASSOAL a revisité devant les 80 participants, entre autres l’historique, les principes, les étapes de mise en œuvre, le cycle et les outils du BP.
Priorités
Issue des travaux de groupe et restituée en plénière, une série de problèmes de jeunes d’une part et de femmes de l’autre part de cet arrondissement a été identifiée. Ces difficultés, vécu du quotidien des femmes et jeunes, devront être intégrées au Budget communal 2011 de ladite mairie. D’après les femmes, les problèmes prioritaires auxquels Luc Assamba Assamba, le maire de Yaoundé II et son équipe devraient trouver des solutions urgentes sont, entre autres la sous-scolarisation du sexe faible, l’insécurité et les violences faites à leur égard. Les jeunes, quant à eux, pensent que le chômage et les difficultés d’accès à l’eau potable et aux soins de santé devraient être éradiquées en premier. C’est alors qu’ils proposent la professionnalisation du système éducatif, la création des entreprises et la promotion des jeunes acteurs sociaux comme remèdes. Le dialogue avec les autorités municipales, l’accès aux soins de premières nécessités et plus de moyens pour la tenue des séminaires de formations devraient apporter des solutions probantes aux écueils que rencontre la gent féminine.